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Du 15 au 19 Janvier aura lieu à Orlando le Lotusphere 2012, événement annuel traitant des solutions de collaboration d’IBM (ICS).

Vous trouverez ci-dessous l’ensemble des sessions traitant de LotusLive.

Marshall Lamb, IBM LotusLive Chief Architect, nous a récemment gratifiés d’une interview (1ère partie, 2ème partie)

Qu’en retenir ?

  • LotusLive doit rattraper son retard par rapport à la concurrence
  • Pour se démarquer LotusLive offre les différenciateurs suivants :
    • Une combinaison unique de services collaboratifs
    • Un environnement multi-tenant permettant de collaborer avec des personnes en dehors de l’entreprise
    • Un service tout-en-un : mail, web conférence, messagerie instantanée, partage de documents, gestion d’activités, gestion de profils, contacts et communautés, etc.
    • S’adapte à n’importe quelle taille d’entreprise
  • LotusLive propose des fonctionnalités ayant de fortes affinités avec les produits IBM historiques  (Lotus Domino, Sametime, Connections)
  • LotusLive est positionné comme étant un fournisseur de services pouvant être consommés de différentes manières via différents canaux (Web, clients lourds, Mobile, API, SAML, OAuth)
  • IBM a une infrastructure de conformité construite autour de ses propres produits
  • Les datacenters LotusLive sont positionnés aux US et au Japon (l’Europe est en prévision)
    • Pour des questions de confidentialités des données, ces dernières sont répliqués entre sites primaires et de recover sur le même contient
  • Des éditeurs tiers intègrent leurs applications à LotusLive (Salesforce, Skype, UPS, etc.)
  • LotusLive ne propose pas de services gratuits (à l’image de Google Apps) et un support via mail/forum

Qu’en conclure ?

  1. Il y a un petit bout de chemin à parcourir pour revenir à niveau des concurrents. On parlera par exemple de la bureautique en ligne, qui au fil du temps devient un produit d’appel.. « IBM Docs » devrait arriver l’année prochaine.
  2. La nécessité de séduire les TPE et les entreprises qui ne sont pas historiquement Lotus. Le marketing, l’image de la marque Lotus, est également sujet à polémiques. Quid d’un renommage du service pour 2012 ?
  3. L’orientation « B2B », l’environnement purement entreprise, le focus sur la sécurité et la confidentialité des données. En attendant un datacenter Européen, la marque IBM reste rassurante.
  4. Une solution « People-Centric » qui synthétise la stratégie « Social Business » d’IBM.

J’ai aujourd’hui même donné un webinar, en partenariat avec ip-label, sur le vaste sujet de la Qualité d’expérience. En résulte un benchmark de performance des solutions de messagerie SaaS d’IBM, Google et Microsoft.

Ci-contre notre présentation commune ainsi que les résultats du benchmark :

 

Plus que les résultats, le but de notre démarche était bien évidemment de mettre en avant les besoins que peuvent susciter les services SaaS : contractualiser un service, ne serait-ce qu’après de « grands » éditeurs, n’épargnera pas les décideurs et autres DSI de devoir s’adapter à la nouvelle donne qu’est le Cloud.

Pour cela plusieurs parades, dont bien évidemment des outils métrologie que ce soit :

  • En « service régulier », permettant de pouvoir faire jouer vos droits auprès de votre fournisseur de service.
  • Ou lors de phase de migration / OnBoarding permettant de qualifier l’avant et l’après

Bien évidemment nous retiendrons la bonne tenue de Google sur le sujet, rappelons-nous qu’il s’agit ici de sa chasse gardée (IBM et Microsoft règnent avant tout sur le On-Premise). Les déboires d’Office 365 –dont le crash du 09 Septembre, non-pris en compte dans nos résultats- ainsi que la relative jeunesse de LotusLive ne peuvent m’empêcher de conclure sur les points suivants :

  • Que ce soit l’une ou l’autre des solutions, nous tenons là des suites collaboratives et de messagerie de grande qualité
  • La bataille ne se jouera pas sur les fonctionnalités. Nous sommes dans le Cloud public, l’innovation est donc de mise
  • Il est important de prendre en compte la stratégie, l’histoire et l’identité de chacun des trois éditeurs
  • Les conditions d’exécution des services ne peuvent que s’améliorer …. Tout du moins je l’espère et cela irait dans le sens des clients que nous sommes

OAu… Quoi ?

OAuth est un protocole ouvert permettant l’authentification à une API sécurisé depuis une application Web ou desktop. LotusLive permet donc d’interfacer son API via OAuth en utilisant la spécification 1.0 de cette dernière. Quel en est le concept ? Comme le montre le schéma ci-dessous cela se décompose en plusieurs étapes :

  1. Déclarer son application auprès de LotusLive
  2. Fournir les identifiants à LotusLive
  3. Récupérer le token d’identification
  4. Autoriser l’application à accéder à LotusLive
  5. Récupérer le token d’accès
  6. Utiliser l’API (jusqu’à expiration du mot de passe)

     

Cas pratique

Préparer le terrain

Première étape, vous devez déclarer votre application auprès de LotusLive. Pour cela, connectez-vous, avec un compte administrateur, à votre interface LotusLive. Rendez-vous dans le menu d’Administration, sous « Gérer les applications de ma société ». Cliquez sur « Enregistrer l’application », renseignez le nom de votre application ainsi que sa description.

Cliquez ensuite sur le menu contextuel de votre application, puis sur « Données d’identification pour l’application ». Le menu vous affichera un ensemble de données de sécurité utile à OAuth :

  • ID de l’application
  • Clé de l’application
  • Valeur secrète de l’application

Pour compléter les informations nécessaires à l’utilisation d’OAuth, vous aurez également besoin des URL d’accès à l’API de LotusLive. A savoir :

Opération manuelle

Même si cela n’a qu’un intérêt limité (l’idéal étant de l’intégrer dans une application), pour démontrer le mode de fonctionnement d’OAuth au travers de LotusLive, je vais vous décortiquer celui-ci manuellement.

La première étape consiste donc à récupérer notre token d’identification. Pour cela il va falloir interroger l’API getRequestToken en lui fournissant les attributs nécessaires :

  • oauth_consumer_key = La clé de l’application
  • oauth_signature_method = La méthode de signature (LotusLive fonctionnant en HTTPS la méthode de signature est toujours PLAINTEXT)
  • oauth_signature = La signature. Valeur composée de la valeur secrète et d’un jeton secret ({VALEUR}%26{VALEUR})
  • oauth_timestamp = La valeur datée de l’émission de la requête
  • oauth_nonce = valeur de contrôle (non-utilisée car HTTPS)
  • oauth_callback = page de retour suite à l’autorisation d’accès (il s’agit de l’URL de votre application)

Au final votre devrait avoir la forme suivante (le format est générique et sera le même utilisé lors des différents appels OAuth) : https://apps.lotuslive.com/manage/oauth/getRequestToken?oauth_consumer_key=8fe88c6127975560b7baa4edb603bc4b&oauth_signature_method=PLAINTEXT&oauth_signature=c48294c47b6189ff5b566e3594904cdb%26&oauth_timestamp=1305894708&oauth_nonce=test&oauth_callback=http://localhost

Voici le résultat retourné (il n’est pas nécessaire d’être connecté à LotusLive) : l’API vous renvoie votre token d’authentification ainsi que le token secret associé.

Deuxième étape, interroger l’API authorizeToken. Pour notre exemple : https://apps.lotuslive.com/manage/oauth/authorizeToken?oauth_token=3c5522d0ab69801bdb96e980130ace

Si vous n’êtes pas connecté à LotusLive, l’interface vous le demande, et vous affiche ensuite la mire d’autorisation de LotusLive.

Une fois l’accès autorisé, LotusLive vous renverra vers l’URL de votre application (Callback).

Pour finir, la dernière étape consistera à récupérer le token d’accès via l’API getAccessToken. La méthode est la même que précédemment, à la seule différence qu’il nous faudra compléter la signature par le token secret récupéré plus haut (cela implique un stockage de cette valeur au sein de votre application). Pour notre exemple :

https://apps.lotuslive.com/manage/oauth/getAccessToken?oauth_token=3c5522d0ab69801bdb96e980130ace&oauth_consumer_key=8fe88c6127975560b7baa4edb603bc4b&oauth_signature_method=PLAINTEXT&oauth_signature=c48294c47b6189ff5b566e3594904cdb%264ae7441f11cd862b8f059d8ff43b0377&oauth_timestamp=1305894708&oauth_nonce=test&oauth_verifier=b98a288da802e5668ff98bcb072b6210

L’API nous renvoie les tokens d’accès et d’accès secret :

A partir de ce moment, il est possible d’interroger l’API LotusLive. Pour faire fonctionner les fonctions de la API, il suffira d’utiliser les tokens d’accès / secret en lieu et place du login / mot de passe demandé.

Exemple d’API permettant de récupérer les fichiers et dossiers d’un utilisateur:

https://apps.lotuslive.com/files/atom/alexis.blandin@gmail.fr

Liens utiles :

L’annonce fait partie intégrante la dernière mise à jour de LotusLive (Q2-Printemps 2011). TeamPoint , nouvelle application intégrée à LotusLive, risque de séduire nombre des aficionados des Business Process (voir BPaaS), validations et autres flux de travail de documents … le tout intégré à LotusLive !

Qu’est-ce que TeamPoint ? Son éditeur, l’anglais FreshTL, le présente comme suit :

« La plupart des entreprises utilisent encore des feuilles de calculs et autres sites Intranet pour leurs règles et procédures. Si vous trouvez la tâche trop complexe, soyez rassurés vous n’êtes pas seuls. TeamPoint peut vous aider à :

  • Centraliser vos documents dans un endroit unique
  • Permettre un accès universel via un navigateur Web
  • Rendre plus facile l’approbation, de votre poste de travail à votre iPad, que ce soit au bureau ou en situation de mobilité
  • Donner les bons accès aux bons collaborateurs
  • Permettre aux nouveaux entrants d’accéder aux documents pertinents
  • Prouver aux auditeurs ainsi qu’aux régulateurs que les bonnes personnes ont lus les bons documents »

Techniquement qu’est-ce que l’on y trouve ?

  • Une intégration à LotusLive
  • La possibilité de publier les documents contrôlés à des personnes externes à l’entreprise (sans avoir à souscrire à un abonnement)
  • Un espace sécurisé de stockage et de publication de vos documents
  • Une intégration rapide des nouveaux arrivants
  • Un accès via un navigateur web desktop ou mobile (pas de logiciels tiers à installer)
  • Gérer la création et l’approbation des documents via des flux de travail simples et configurables
  • Enregistrer les actions requises de chaque acteur des flux de travail au sein des documents (signature électronique)
  • Versioning des documents
  • Fonction d’audit des documents
  • Conforme ISO 9001, ISO 13485 et 21 CFR part 11 (signature électronique)

Concrètement je vous propose un état des lieux des différentes options de TeamPoint (NB : la version testée correspond à la version d’essai proposée via LotusLive).

L’intégration avec LotusLive

Ci-dessous l’ensemble des fonctionnalités d’intégration au produit Cloud d’IBM :

  • Présence du bandeau LotusLive sous TeamPoint

  • Présence de l’application TeamPoint parmi les applications intégrées à LotusLive

  • Intégration d’un menu permettant de faire le lien entre LotusLive et les documents TeamPoint.

  • Les documents publiés apparaissent comme étant publié par l’utilisateur « TeamPoint~ »

L’interface de TeamPoint

Ci-dessous les différents menus de TeamPoint :

  • Interface générale de l’outil. Simple et efficace, à noter que cela manque un peu de fonction d’aide et de support (cela est-il lié à la version d’essai ?)

  • Le menu Organisation Groups vous permet de créer la hiérarchie de votre entreprise. Cela permettra d’associer vos utilisateurs à ces différentes branches et ainsi permettre de gérer vos flux de travail au plus juste.

  • Le menu Users vous permet de créer et gérer vos utilisateurs. A Vous aurez la possibilité de greffer à chaque utilisateur des droits précis et modulables (suivant les organisations auxquelles vous les rattacherez).

  • Le menu Audit vous permet de lister l’intégralité des documents validés via TeamPoint

  • Enfin, le menu Documents, vous propose de créer différents types de document (Règles, procédures, formulaires, enregistrements). La nature du document importe peu et est juste là à titre de classement.

Chaque sous-menu permet d’avoir un aperçu des documents en cours de validation. Pour chaque document, un indicateur de statut pour permet de rapidement faire état de l’avancement du flux de travail. On retrouve ces indicateurs au sein même des documents (listant également les personnes rattachées à chaque étape du processus).

Création d’un document

La création du document se compose en deux étapes. Premièrement, la création du contenant TeamPoint, à l’intérieur duquel nous déposerons nos fichiers.

L’interface nous invite à saisir les informations de base de notre document, puis à sélectionner l’organisation à laquelle celui-ci est affecté. Bien évidemment les droits des membres de l’équipe attachée au document se moduleront suivant la configuration précédemment paramétrée (voir plus haut).

Ensuite vous aurez la possibilité de paramétrer quels seront les différents lecteurs du document (encore une fois, en liaison avec l’organisation TeamPoint). Une option vous permet de publier le document via LotusLive, les quelques informations liées à la deadline du flux de travail ainsi qu’aux rappels de ce dernier complètent le spectre de paramétrage du document.

Composition d’un document

Une fois votre document initialisée, le flux de travail se met en route et invite les créateurs à le composer.

Pour vous permettre de composer votre document, vous avez à votre disposition, les différentes fonctionnalités suivantes :

  • Un bouton d’édition (déverrouillage) permettant de passer en mode composition (et inversement)
  • L’ajout de commentaires
  • Une barre d’avancement du flux de travail

Une fois passé en mode édition, l’interface se module et vous permet de modifier les informations de base du document, d’ajouter une description de lier un fichier principal / des fichiers secondaires et de lister les participants au flux de travail.

A noter que si plusieurs fichiers composent votre document ces derniers seront fusionnés pour ne composer en sortie d’un seul et unique fichier. Une fois généré, ce document inclura par ailleurs l’ensemble des informations du flux de travail : acteurs, validation, description, etc.

L’interface permet de voir l’avancement du flux de travail, l’avancé de celui-ci étant lié à l’intervention de chaque acteur de flux de travail.

 

A noter que pour nous, pauvres européens, l’outil supporte mal les accents. J’ai twitté l’exemple de ce que cela pouvait donner à la création d’une organisation. J’imagine que cela sera réglé avec le temps … J’aurais également bien aimé avoir un accès plus précis des prérequis lié à TeamPoint, la tarification, les différents informations légales liées à la conformité ISO, etc. On espère que la aussi, la solution s’améliorera rapidement.

Fonctionnalités obliges, j’essayerai rapidement de tester les solutions de Silanis intégrée à LotusLive, en l’occurrence e-SignRooms et e-SignDocs, pour à terme réaliser un comparatif entre les deux applications intégrées de LotusLive.