Le 2011 Tech Trends Report d’IBM nous offre une vision du futur de l’IT pour les 2 prochaines années. Cette étude porte sur plus de 4000 professionnels repartis sur 93 pays et 25 industries.

L’enquête nous confirme que le Cloud est bel et bien là. De plus en plus d’entreprises vont tirer avantage de celui-ci, pas seulement pour construire des infrastructures mais aussi pour mettre à disposition des applications, des services voir modifier leur business model.
Principalement, les entreprises prévoient d’implémenter le Cloud pour :
- Développer de nouvelles applications (25%)
- Virtualiser (24%)
- Stocker des données (24%)
- Implémenter un Cloud Privée (22%)
- Etendre des applications existantes (21%)
- Héberger des applications (20%)
- Des projets critiques (19%)
- Sécuriser (18%)
- Intégrer un Cloud communautaires (16%)
- Créer un Cloud Hybride (15%)
- Utiliser le Cloud Public (13%)
- Utiliser des applications Cloud natives (11%)
Il est important de noter que le développement nouvelles applications Cloud va dépasser la virtualisation d’ici les 2 prochaines années.
Malgré cela, les entreprises se posent toujours des questions sur comment construire et/ou utiliser les infrastructures Cloud :
- La flexibilité, l’évolutivité et la réduction des coûts opérationnels sont cités comment étant les principaux déclencheurs au Cloud
- Les freins cités sont la sécurité, la compatibilité avec les applications existantes, la gestion de vie privée et les performances
Malgré tout, si 40% des entreprises n’utilisent pas le Cloud, la majorité croient qu’elles devraient construire une infrastructure Cloud d’ici à 2 années.
La mise en parallèle de l’exposition de la mobilité en tant qu’inhibiteur au Cloud est également intéressante. L’enquête montre un lien assez fort entre Cloud et mobilité, 51% des entreprises citant le Cloud comme faisant partie de leur stratégie mobile.
Le principal moteur d’adoption du Cloud demeure les coûts. Ou comment faire plus avec moins.

Gartner nous apprend, lors de son dernier symposium, que Google Apps for Business ne représente que 0,5% des revenus de Google soit 136,6 millions de $ sur les 9 premiers mois de l’année.

Sorti du faible pourcentage que cela représente (le chiffre devant bien évidemment être comparé aux revenus publicitaires de la société) cela met en lumière les chiffres souvent avancés par Google sur son offre collaborative. A savoir, 40 millions d’utilisateurs pour 4 millions de clients. Soit une moyenne de 10 comptes par entreprises, la limite de l’offre Free de Google Apps étant limitée à 10 utilisateurs maximum (initialement cette dernière était fixée à 200, puis 100, puis 50 pour finir à 10 en Avril dernier).
En s’essayant à une simple division par le coût de la solution « payante » (50€ par utilisateur et par an, je ne m’essayerai pas à prendre en compte les taux de change), nous arrivons à un chiffre de 3,6 millions d’utilisateurs payants, soit environ 4 millions.
Par extension, cela signifie que 36 millions de collaborateurs utilisent la version Free des Google Apps (supportée par Google Ads), confirmant la position de choix de Google auprès des petites entreprises (moins de 10 personnes).
J’ai aujourd’hui même donné un webinar, en partenariat avec ip-label, sur le vaste sujet de la Qualité d’expérience. En résulte un benchmark de performance des solutions de messagerie SaaS d’IBM, Google et Microsoft.
Ci-contre notre présentation commune ainsi que les résultats du benchmark :
Plus que les résultats, le but de notre démarche était bien évidemment de mettre en avant les besoins que peuvent susciter les services SaaS : contractualiser un service, ne serait-ce qu’après de « grands » éditeurs, n’épargnera pas les décideurs et autres DSI de devoir s’adapter à la nouvelle donne qu’est le Cloud.
Pour cela plusieurs parades, dont bien évidemment des outils métrologie que ce soit :
- En « service régulier », permettant de pouvoir faire jouer vos droits auprès de votre fournisseur de service.
- Ou lors de phase de migration / OnBoarding permettant de qualifier l’avant et l’après
Bien évidemment nous retiendrons la bonne tenue de Google sur le sujet, rappelons-nous qu’il s’agit ici de sa chasse gardée (IBM et Microsoft règnent avant tout sur le On-Premise). Les déboires d’Office 365 –dont le crash du 09 Septembre, non-pris en compte dans nos résultats- ainsi que la relative jeunesse de LotusLive ne peuvent m’empêcher de conclure sur les points suivants :
- Que ce soit l’une ou l’autre des solutions, nous tenons là des suites collaboratives et de messagerie de grande qualité
- La bataille ne se jouera pas sur les fonctionnalités. Nous sommes dans le Cloud public, l’innovation est donc de mise
- Il est important de prendre en compte la stratégie, l’histoire et l’identité de chacun des trois éditeurs
- Les conditions d’exécution des services ne peuvent que s’améliorer …. Tout du moins je l’espère et cela irait dans le sens des clients que nous sommes

